... Et tout ce que rend, le soir, un cœur (op)pressé. 'Temps d'honorer au moins une fois le phénomène, car la machine doucement s'enraye, sur le chemin terreux de la sérénité.
O.O
On a éteint la nuit, et glissé des allumettes sous mes yeux sourds, des rigoles sous mes paupières lasses, des lacets contre la chair de mes poignets.
On a éteint la nuit, et dénudé mon âme, sans arme ni repos contre les vingt-quatre heures d’angoisse qui battent furieusement, à ma gauche poitrine.
Et la douleur de son absence
Et la terreur de ma présence…
Pourquoi à-t-on éteint la nuit ?
Puissante à chasser, tous les vendeurs de sommeil
Le marchand passe, et le sable m’irrite les yeux,
Arrivent les larmes plus vite que les ronflements
Des machines du raisonnement.
On est peu raisonnable, lorsque qu'on aime animalement
Ne plus s’assoupir enfin,
Ne plus assouvir alors,
Les dessins solitaires, du vers qui se meurt.
Au puits de ton sourire.
La nuit a cessé.
Orkimaru
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