Promenades en un moi-même plus bigarré, étoffé et étrange qu’il ne le sera jamais.
Ah, l’invention banale…
Sous le masque se dresse
Le châtié chapiteau
Où s’épleure l’imbécile
Les larmes aux rêves, les sandales aux pieds qui foulent le sol jaune
Pourfendeuse de caravanes.
Les mains glacées de LETTRE m’ouvrent grand les paupières.
Le fauve en cage rut sur ses barreaux, ou le fauve des barreaux en rut sur sa cage, encore et en corps, giclant son fluide sur des leurres bon marché, pendant qu’on l’enchaîne par la queue en silence ?
- Range tes liens : J’ai cru voir aujourd’hui et constate que je ne sais rien que l’on veut bien me laisser paraître.
Des heures de regards énamourés et de sourires complices auront suffit à tromper mes naïfs préjugés. Quelle fille ne voit ses pères s’en aller...
La fine lame émoussée enfin, brûle ses croix en carton d’une flamme bleue à l’âme, et s’ouvre elle-même en faim.
Découvre, en quelques agoniques secondes, les méandres flasques de sa médiocrité ?
- On ne couvre qu’en société. Dans mon doute et mon après midi, la chapelle s’est ouverte sur moi. Et malgré Ferveur et Douleur des pieux iconoclastes, ma voix s’est affaissée seule sous le dôme supportant les siècles de martyr, seule. Je n’en suis pas des unes, je cherche à respirer. La voie de l’air semble être encombrée. Il y a du brouillard dans ma bouche :
Mon haleine fétide.
...Ma fétide en laine. A l’estime morcelée. Lève les yeux, au ciel traîne une Pelforth vide de sens et d’essence…
-L’amour est mort et la conscience ivre trahit le funambule sur l’abîme sans merci,
"Merci, l’abîme"
Le suicide de l’équilibr(iste) ?
-Ou tension d’un autre fil. J’ai vu des draps me rattraper en ces jours de manière inattendue
Et des bras me happer jusqu’à l’aube de mes seins. Aspirer au creux de mon corps jusqu'à la moindre parcelle de félicitée. Pour en parfumer la pièce autour.
Quelle enflure que je ne crois que ce que je me borne à penser. Le rempart de fierté, la tour doucement abolie. Lentement enfle mon ventre.
...Regarde tes pieds, pendant que tu le peux, Un cœur bat à ta cuisse…
La spectatrice à ton membre s’entête, n’a guère plus de 2000 ans, et son lourd cupidon rose à sa main calcinée la pousse à s’asseoir, fascinés, parmi les décombres et les combres comblés. Et sable doucement s’enroule sous ses cheville,et s’endors sous son corps suintant de larmes suées ?
Elles n’attirent, par expérience, les morts. Ont l’obligation, par définition, des aimants.
...Arrête ton char, tu patine dans la marre Tendresse qui s’exhibe à tes pieds. Regarde donc un peu les eaux troubles où tu traînes…
Une flaque flotte au dessus du goudron délavé, et stagne dans son flot d’argent un ticket qui fleure (bon) l’ORteil
Or, il est coupé.Sa raie transversale cisaille ta cheville. Vrille, car occupée.
A chercher l’autre instance, à la voir s’éloigner.
Le coté des déclaration, et celui de la péremption.
Et choisir qu’elle soit à moitié vaine, ou à moitié libre.
Orkimaru
0 Grain(s) de sable.:
Enregistrer un commentaire