Analyse Littéraire et Réécriture.
Limitons les traces de godasse sur les beaux mots des autres, je vous prie.
Comme une colère en aventure, avec son bagage de fausse importance.
Je fais 8h par semaine ce que je décrie et décris ici.
Ah bravo.
Oh Beau de l’air…
On n’en manque pas, penchés sur tes feuilles.
Le pire des accouplements, nos mots, et les tiens,
Loin d’être consentants
Des idées fourmillantes comme architectes à cette étrange, étrange
De faire notre; l’écrit d’un étranger.
Termites grouillant dont les colonnes immenses
Ne sont que ton papier. Mâché.
Des repérages désorientés,
Des (h) axe hachés
Interprétation bâclée
…dont la serrure est cassée.
Sucer tes expressions comme tu suces la tige des pissenlits,
Le même jus amer, qui coulent des commissures.
Et cette substantifique moelle comme Graal enterré.
Dans ta longue décomposition, composer à ton œuvre d’actuel attraits,
Préoccupations d’un homme étirées à un millier avides…slack !
On raccommode les vergetures, et le tissu littéraire éclaté.
Chrysanthèmes,
Anathème,
Analyse.
Etudions donc ton esprit, sur ton corps lacéré.
Oh ! Mais je suis bonne à ça !
Décortiquer tes mots, sans savoir en écrire.
Comprendre c’est t’englober.
Ma bouche est suffisamment grande pour t’avaler tout entier,
Et te recracher, en accords monocordes.
Somnambule de la personnalité
Un pied in et hors de ton corps,
Et je suis là à cavalot sur ta hanche,
A cheval sur mon Nerval.
Trois petit points, et c’est trois petites gouttes qui tombent.
Tes larmes sont un sang translucide,
De la plus drôle des blessures :
Celle d’un cambriolage du cœur
Qui palpite, entre mes mains en coupe.
Et la lame de ma langue, qui formule des politesses,
Courbette pour mieux te disséquer,
Baissée, au niveau du ventre,
Baissée, agenouillée devant toi, mon grand homme, mon modèle,
Baissé, pissant d’humilité sur mes note à mes pieds.
Baissée, ta garde et SLACK !!
Coup de langue qui éclate ton nombril on son d'une toute petite voix :
« Mais je veux juste comprendre… »
Prendre.
Pendre.
Ton texte prisonnier de tes mots.
Inchangeables, et plats, tes Caractères d’impression uniformes, Ma Bruyère.
Gravé dans l’ivoire du papier.
Ton mot est prison,
Les notre condamnation.
We judging cretins !
Ma salive se lie à celle d’un millier d’yeux humides qui t’ont parcourus
Et on colle le timbre, sur ton enveloppe de dignité fanée.
Gens et genre définis.
ET-TIC-ET-TE moule à notre perception,
Pas vraiment plus étroite, juste plus sûre d’elle.
Si tu savais le nombre qu’on s'en s’est fait tourner…
Orgueil de violeurs.
Nos âmes minuscules aux culs trop haut placés,
A l’écriture maladroite et la lecture malhabile,
Attendent pour t’étoffer que tu sois trépassé.
La nudité de l’idée fait peur, jeune auteur, prend garde !
Laisse des textes aux imparfaits, brûle les écrits présents !
Qu’il ne vienne pas à l’idée à tes mioches,
De s’armer d’un stylo, pour te dépecer vivant.
Chair de mo(r)ts.
Orkimaru
