Il est de certaines pulsions comme des somnambules: on se doit de les réveiller mais craint de le faire...
556 mots bien haineux pour quelqu'un qui ne les mérites pas tous, mais qui une fois fichés au cœur de la feuille ne se retrouveront plus -je l'espère- au creux de ce dernier.
Il est temps d'améliorer assurance comme endurance. Ce que je n'aurais su faire seule.
§§§
Dire que je croyais que les pluies salées avaient cessé. J’ai laissé la bienséance s’assécher du martèlement des mes larmes, sans bouger du sol de tristesse malléable. Et j’observe désormais.
Ce qu’il reste d’une plaie en train de cicatriser.
Les pieds dans la boue noire, l’oreille grinçante au son de la croûte durcie qui se craquelle autour de mes chevilles : j’avance d’un pas.
Et c’est toute la Plantaire Pangée qui se fissure, l’océan de sang, et ses cinq continents incontinents de l’émotion, constants méfiants conspirant l’incompétence
D’un esprit floué
D’une conscience éplorée
D’un cœur de viande trop fraîche, dégoulinant d’une lâche sensiblerie.
Main sur le cœur, cœur dans la main, et des jointures enflées et éraflées.
Oh… Souvenirs des aubes.
Peau jeune gominée, guimauve, grossière
Effleurée, martelée, palpée, violentée, arrachée, pincée, enfoncée, défoncée,
Terre malléable avec un talent consommé
ARTgile.
Tripotée jusqu'à l’assouplir, jusqu'à ce soupir que je ne t’ai jamais donné. Et les murs bleus qui se referment doucement sur moi…
…Le miroir surgit dans mon dos, réfléchit sur les marques, translucides, que tes doigts ont laissées.
Chienne en laisse,
Chienne délaissée,
Chienne échappée.
Qui galope à ton présent et ton mollet, qui trébuche, tombe d’une estime sur laquelle tu t’es trop souvent assis, tassée et dépassée.
Il y a longtemps que je ne t’autorise plus à te retourner, et tu le sais. 3.5 km de haine, pour finir le nez dans la poussière, honteuse et haletante, mousse aux lèvres, à tes pieds. Panards penauds, Mourant et Mouvant de peur de se faire mordre par une rage que ta force ne peut plus plaquer au sol.
Le bec trop gros pour t’envoler.
A(h !) ma bassesse, ton 48 en l’air, en expectative.
What have you expected from me at that time?
*-Oh mon grand impuissant…* Et je ricane, ma sale salive lie la terre à mes lèvres en une expectoration à quelque cailloux de ton talon.
Les miens se replient sous moi
Quatre pattes….
S’aplatissent doucement
…Deux jambes…
Supporte mon poids
…une tête.
Et se détournent lentement, sans un mot.
Les femmes ne parlent pas plus que les chattes sauvages aux imbéciles.
Les yeux, oh ! Haut au ciel, vers cette chambre qui m’attend, espace exclusif que tu ne franchiras plus.
Vers les trois compagnons d’infortune qui m’attendent, ensommeillés mais étrangement attentifs au bruit de la porte.
Vers ces ‘Hey’ qui m’attendent alors que l’écran clignote.
Vers tout ces pygmalions eux-mêmes statues de cire, réchauffées au feu des sentiments
Dans le bruit du vent orgueilleux qui gronde contre mes tempes glacées, qui masquent ton appel
Il n’y aura plus de ces aubes.
De Je à Tu,
Je T’ai Tué.
Orkimaru
1 Grain(s) de sable.:
Bien, orki, je savoure ta prose...
La sensiblerie... Que veux tu, même ma carcasse est parfois secouée de stimuli que certains nommeraient sentiments!
La lâcheté est le propre de l'humanité, celle de ne pas se regarder un instant dans le miroir... Car la vérité absolue signifie la mort.
Nous autre écrivailleurs, nous cogitons sur le reflet sans le voir. Je pense que l'une des valeurs par laquelle on peut juger un écrit, c'est la faculté de son auteur de regarder entre ses doigts....
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